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  • L’EDESTA SE MOBILISE

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  • L’Assemblée Générale des doctorants et enseignants de l’Edesta, réunie le vendredi 14 février à 9h30, a décidé la poursuite de la mobilisation et des activités de l’Edesta.
    Le mercredi 19 février, de 14 h à 18h, en salle A 2. 217 Maison de la Recherche, a lieu un atelier de grève, dans le Séminaire Décrire et Analyser les oeuvres.

    Le vendredi 28 février, nous recevons SARKIS, dans les Rencontres de l’Edesta, à l’INHA, salle Vasari à 10h.

     

    Le 13 février, la section Arts du CNU a adopté la motion suivante, qu’a signée le directeur de l’EDESTA.

     

    Motion de la 18e section du CNU

    Architecture (ses théories et ses pratiques), arts appliqués, arts plastiques, arts du

    spectacle, épistémologie des enseignements artistiques, esthétique, musicologie,

    musique, sciences de l’art

     

    Réunie en session plénière, la 18ème section du CNU exprime avec force son opposition pleine et entière aux projets de « réformes » qui vont amplifier la dégradation des métiers, des conditions de travail et des retraites des enseignants-chercheurs.

     Loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR)

     En acquérant force de loi, les dispositions présentes dans les rapports préalables à la LPPR, conduiront à terme au démantèlement :

    - du statut national d’enseignant·e-chercheur·e (suppression de la clause d’accord des intéressées pour la modulation des services, de la référence aux 192 heures [équivalent TD] d’enseignement et donc de la rémunération des heures complémentaires  ; création de nouveaux contrats de travail d’exception aux dispositions statutaires),

    - du corps des maîtres de conférences,

    - et des fonctions du CNU. 

    Elles accélèreront l’éclatement et l’affaiblissement du système universitaire français, la dégradation des conditions d’exercice de nos métiers ainsi que la précarisation déjà croissante dans l’enseignement supérieur et la recherche. Elles institueront le financement par appel à projets et le pilotage de la recherche soumis à une vision utilitariste et à court terme. Elles menaceront les libertés académiques garantes d’une recherche indépendante au service de l’ensemble de la société.

     La 18ème section du CNU rappelle son attachement aux missions nationales du CNU, instance composée majoritairement d’élu·es, garante d’équité, d’impartialité, d’expertise et de collégialité dans l’évaluation nationale et disciplinaire des différents aspects de la carrière des enseignant·es-chercheur·es. Elle s’oppose résolument à la suppression de la procédure de qualification.

     La 18ème section estime que la consolidation et l’amélioration de l’enseignement supérieur et de la recherche passent :

    - par une politique générale de renforcement de l’emploi permanent et statutaire afin de favoriser l’entrée dans le métier des jeunes docteurs, 

    - par la réaffectation des six milliards annuels du Crédit Impôt Recherche à la recherche publique,

    - par l’augmentation des budgets pérennes des laboratoires plutôt qu’un système de plus en plus fondé sur des appels à projets,

    - par une juste rémunération des enseignant·es-chercheur·es, par une véritable revalorisation salariale,

    - ainsi que par une augmentation significative des Congés pour Recherche et Conversion Thématique (CRCT). La section constate que les CRCT attribués nationalement cette année pour la 18ème section (4), en baisse par rapport à l’année dernière (6), sont en nombre très insuffisant au regard de la somme des projets méritants déposés. Elle appelle le Ministère à prendre toutes les mesures nécessaires pour augmenter très significativement ce contingent pour atteindre un ratio de 10 % du corps. La situation actuelle empêche les enseignant·es-chercheur·es de pouvoir bénéficier des dispositions de l’article 19 du décret 84‑431 modifié par le décret 2020‑69 du 30 janvier 2020.

    La 18ème section du CNU réclame que la CP-CNU (Commission Permanente du Conseil National des Universités) soit immédiatement associée à la réflexion sur la future Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche. Elle appelle l’ensemble des universitaires à rester mobilisés face à ce projet, pour défendre l’avenir de l’enseignement et de la recherche publics.

     Recrutement et formation des enseignants

     La 18ème section s’oppose au projet de réforme du recrutement et de la formation des enseignants du secondaire. Celle-ci réduira largement la part disciplinaire et la dimension recherche des formations. Elle dégradera également les conditions d’entrée dans le métier précarisant comme jamais les nouvelles et les nouveaux enseignants. Les futurs collègues ne sont pas là pour servir de variable d’ajustement comptable. C’est une conception du métier que nous récusons.

    Contrôle des carrières

     La 18ème section déclare son refus d’appliquer la procédure du « suivi de carrière ». La section demande l’abandon de cette procédure. Le CNU met déjà en œuvre une évaluation nationale par les pairs. Le CNU doit rester l’instance de gestion des métiers et des carrières des enseignant·es-chercheur·es. La 18ème section appelle les collègues à ne pas déposer leur dossier de « suivi de carrière » sur Galaxie.

    « Réforme » des retraites

     La section exprime également son opposition au projet sur les retraites présenté par le gouvernement, dont les modalités actuelles aboutiraient à une brutale diminution des pensions, et encore plus particulièrement pour les femmes. En l’état, la principale piste annoncée par le gouvernement pour compenser les pertes très élevées subies par les enseignants-chercheurs est la voie indemnitaire  ; or les primes ne concernent qu’une minorité d’entre eux, et elles ne sauraient compenser le gel du point d’indice. La section s’inquiète de l’amplification des inégalités de rémunération et de pensions qui résulteraient de la mise en place de ce système de retraite dit universel.

    La 18ème section du CNU exige :

    -le retrait du projet de réforme lié à la LPPR, 

    -le retrait du projet de réforme de la formation des enseignant·es,

    -le retrait du projet de loi sur les retraites, 

     A Rennes, le 13 février 2020

     

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